Le contexte reste chahuté. Le conflit au Moyen-Orient a freiné les espoirs de rebond formulés en début d’année : 79 % des dirigeants anticipent un impact négatif sur leur entreprise, principalement via la hausse des coûts et les difficultés d’approvisionnement. Malgré ce choc, les conséquences sur l’activité resteraient contenues, avec une évolution du chiffre d’affaires attendue sur un rythme proche de celui de 2025. La trésorerie reste un levier de résilience. Elle se tend, mais 84 % des TPE-PME estiment encore pouvoir absorber le choc lié au conflit au Moyen-Orient, à condition qu’il ne s’intensifie pas ni ne s’installe dans la durée.
L’industrie fait de la résistance
Ce coussin de sécurité ne supprime pas les tensions, mais il montre que beaucoup d’entreprises abordent cette nouvelle période d’incertitude avec des capacités de résistance réelles. Certains secteurs se démarquent positivement. L’industrie et les transports affichent un léger mieux par rapport à l’an passé, portés par des carnets de commandes mieux remplis au premier semestre. Dans l’industrie, l’indicateur d’activité progresse de 14 points sur le semestre et repasse en territoire positif. Pour 2027, le secteur conserve aussi une longueur d’avance sur les autres avec des perspectives mieux orientées que dans les autres secteurs.Prioriser ses investissements pour garder le cap
L’investissement, lui, reste sélectif. Comme l’an passé, 38 % des TPE-PME comptent investir en 2026. Dans un contexte de demande affaiblie, de crédit plus coûteux et de baisse de rentabilité, les dirigeants avancent avec prudence et concentrent leurs efforts sur les dépenses jugées prioritaires. Les investissements verts ralentissent également, mais ne disparaissent pas : un tiers des dirigeants envisage de les réaliser ou de les poursuivre au-delà de 2026. Le baromètre montre qu’ils sont en vigilance active. La période les invite à surveiller leurs carnets de commandes, préserver leur trésorerie, ajuster leurs prix, hiérarchiser leurs investissements et saisir les signaux porteurs dans leur secteur.*Etude réalisé auprès de 4 637 dirigeants de TPE-PME entre le 5 mai et le 18 juin 2026