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14 jan 2026

Neige et intempéries : quelles solutions pour les dirigeants et leurs équipes ?

Les épisodes neigeux perturbent l'organisation du travail. Entre obligation de sécurité et continuité de l'activité, des solutions existent pour accompagner dirigeants et salariés.
En période d'intempéries, anticiper et communiquer reste essentiel. Les dirigeants peuvent s'appuyer sur les alertes de Météo France pour adapter l'organisation du travail et privilégier les solutions souples comme le télétravail ou l'aménagement des horaires.

Que se passe-t-il en cas d’absence du salarié pour intempéries ?

Les intempéries liées aux chutes de neige et au verglas constituent un cas de force majeure : imprévisibles, irrésistibles et extérieures au salarié. Un dirigeant ne peut donc pas sanctionner un collaborateur absent ou en retard pour ce motif, à condition que celui-ci soit de bonne foi et informe rapidement son employeur.

En principe, les heures non travaillées en raison des intempéries ne sont pas rémunérées, même en cas de force majeure. Toutefois, certaines conventions collectives prévoient un maintien de salaire dans ces situations.

Pour éviter une retenue sur salaire, le dirigeant peut proposer au salarié de récupérer les heures perdues à un autre moment de la semaine, dans la limite de 12 mois après information de l'inspection du travail. Le collaborateur peut également poser un jour de congé payé, un RTT ou un repos compensateur lié à des heures supplémentaires.

Le télétravail, une option stratégique

Lorsque le poste le permet, le télétravail s'impose comme une solution efficace. Le Code du travail autorise l'employeur à imposer temporairement le travail à distance en cas de circonstances exceptionnelles, pour garantir la continuité de l'activité et la protection des salariés. Un simple accord formalisé par tout moyen suffit, sans avenant au contrat de travail.

Obligation de sécurité : un impératif pour les dirigeants

Les dirigeants doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de leurs équipes. Cela implique de déneiger et saler les accès aux locaux, parkings et zones de circulation. En cas de chute d'un salarié sur un parking verglacé, l'accident sera qualifié d'accident du travail, engageant la responsabilité de l'employeur.

Dans le bâtiment et les travaux publics, les intempéries peuvent entraîner l'arrêt d'un chantier lorsqu'elles rendent le travail dangereux ou impossible. Les salariés concernés bénéficient alors du chômage-intempéries, qui indemnise à 75 % les heures non effectuées.
 
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