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Fondation d'entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur
 
 
20/07/2017
Rédaction 
Business 

Les entrepreneurs du web captivés par le mythe du succès facile

Avec la médiatisation des start-ups sur internet, les entrepreneurs du numérique sont fascinés par le mythe de la réussite facile.
Deux enseignants-chercheurs de l’Institut Mines-Télécom (IMT) ont réalisé une étude sur le mythe relayé par les médias des success-stories des entreprises du web. D’après l’étude intitulée « L’adhésion des porteurs de projets digitaux au récit médiatique sur les startups », les entrepreneurs du numérique sont plus optimistes dans la création de leur entreprise que les autres secteurs. Les médias y sont pour beaucoup puisque les success-stories du web (Google, Facebook, Twitter...) peuvent laisser penser que le succès sur internet est facile à obtenir. Ainsi, de nombreux porteurs de projets digitaux s’attentent à une importante augmentation de leur revenu suite à la création de leur société (52 % contre 19 % pour les autres entrepreneurs).

Les porteurs de projets digitaux sont plus optimistes en cas d’échec. En effet, 73 % considèrent qu’un échec de leur projet peut être valorisant auprès d’un employeur, (contre seulement 26 % pour les autres entrepreneurs). Ils sont donc plus sereins quant à leur future employabilité. Les entrepreneurs du web sont également influencés par l’idée du temps accéléré sur internet. Ainsi, le temps de préparation de leur projet est moins long (15 mois) que celui des porteurs de projets d’autres secteurs (19 mois).

Cet optimisme se traduit par plusieurs croyances dont certaines proviennent des récits relayés par les médias : des rémunérations élevées, une forte probabilité du succès de leur projet et une meilleure employabilité en cas d’échec de leur projet.

Enfin, si les entrepreneurs du web sont influencés par le mythe du succès facile, ils sont conscients des difficultés liées à la création d’entreprise. Ainsi, ils sont 74 % à penser qu’il est difficile ou très difficile de créer son entreprise en France (contre 33 % pour les autres entrepreneurs).

* Etude « L’adhésion des porteurs de projets digitaux au récit médiatique sur les startups », menée auprès de 82 860 porteurs de projets : http://www.i-3.fr/wp-content/uploads/2015/05/WP-i3-SES-15-03-Bazenet-Houy.pdf
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