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Fondation d'entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur
 
 
12/03/2018
André Letowski 
Indicateurs 
Veille 

Les ventes e-commerce ont progressé de 14,3% sur un an.

Les Français ont dépensé 81,7Md€ sur internet en 2017, avec plus de 37 millions de cyber-acheteurs.
Les ventes e-commerce ont progressé de 14,3% sur un an, un niveau de croissance maintenu depuis trois ans, avec 1,2Md de transactions en ligne (hausse de 20,5%).

Malgré le fléchissement de la consommation des ménages au 4ème trimestre, le marché du e-commerce enregistre un record de croissance au 4ème trimestre notamment grâce aux opérations promotionnelles du mois de novembre. A Noël, (mois de novembre et décembre), les ventes sur internet ont progressé de 17,5% avec un chiffre de ventes de 16,5Md€ (vs 14Md€ en 2016).l

59% des e-acheteurs interrogés ont acheté en 2017 des produits sur internet à l’étranger (dont 44% dans l’UE et 34% auprès de marchands hors de l’Union); parmi ces derniers, la Chine représente à elle seule 75% de ces achats. La mode et les produits électroménagers semblent particulièrement bien se prêter aux achats online à l’étranger (respectivement 44% et 34% des achats en 2017) même si les perspectives d’achats pour l’année 2018 sont moins importantes (respectivement 38% et 29%).

Le montant moyen annuel d’une transaction est de 65,5€ en 2017 vs 69€ en 2016 (-5%). Sur les deux dernières années, le panier moyen a fortement diminué, vs 90€ entre 2005 et 2011.
Cette baisse du panier moyen est plus que compensée par la fréquence d’achat qui augmente fortement depuis 3 ans : +19% en 2017 (après +21% en 2016 et +19% en 2015).
Les e-acheteurs effectuent en moyenne 33 transactions en ligne par an (vs 28 en 2016) pour un montant total de près de 2 200€. En 10 ans, le panier moyen annuel est passé de 763€ (2007) à 2 184€ (2017).
65% des e-acheteurs ont réalisé des achats au moins une fois par mois (+34 pts par rapport à 2013). Une tendance encore plus prononcée parmi les 25-34 ans (74%), les CSP+ (74%), les Parisiens/Franciliens (68%).

Le nombre de sites marchands actifs augmente de 10% sur un an.

L’indice iCE poursuit sa croissance : malgré une consommation des ménages en léger retrait par rapport à 2016, l’indice iCE (qui permet de mesurer la croissance des sites leaders, à périmètre constant) continue de progresser.
Les sites de vente aux particuliers progressent de 9% sur l’année (y compris market places).
Les ventes en ligne de voyage-tourisme progressent de 13%, dans un contexte de reprise globale du marché depuis le mois de janvier 2017.
Les ventes internet aux professionnels enregistrent un pic de progression au 4ème trimestre (+27%). En 2017, leur croissance a accéléré avec +17,5%.

L’indice iPM, destiné à mesurer le volume des ventes réalisées sur les places de marché (ventes réalisées par les marchands hébergés sur les places de marché de l’iCE), a progressé de 15% en 2017. Une progression moins importante que l’an dernier, mais des ventes qui pèsent une part de plus en plus importante sur l’activité des sites. Elles représentent 29% du volume d’affaires total des sites participant à l’iPM (vs 27% en 2016).

L’indice iCM,
qui mesure les ventes sur l’internet mobile (smartphones et tablettes, sites mobiles et applications hors téléchargements d’application et hors ventes sur les places de marchés) progresse de 38% en un an.
Les e-acheteurs sont de plus en plus nombreux à s’adonner aux achats en ligne via leur smartphone
(+8 pts depuis 2016 et +22 pts depuis 2013) et la même proportion envisage d’ores et déjà de continuer ainsi. Une tendance encore plus prononcée parmi les 25-34 ans (47%), les CSP+ (39%) et les Parisiens/Franciliens (39%).
Le mobile est en train de devenir le véritable « driver » online des achats, permettant de suivre les achats sur internet (61% des équipés smartphone ont recours à cet usage), de faire des recherches sur un produit (57%), de rechercher ou localiser un magasin (52%).
47% des e-acheteurs français ont déjà utilisé la commande vocale de leur smartphone et ce pour des usages très variés : 29% l’utilisent pour faire des recherches sur des produits ou des services sur Internet et 15% pour faire directement des achats online. Cette fonctionnalité séduit particulièrement les plus jeunes (18-24 ans : 57%) ainsi que les CSP- (54%).
Une part non négligeable des e-acheteurs semble séduite par les systèmes d’assistants personnels virtuels de type Google Home, Alexa… : un quart des personnes interrogées (27%) serait intéressé par ces systèmes pour acheter sur Internet (notamment les plus jeunes 18-24 ans : 35%) et les franciliens (31%).

En 2018, le marché du e-commerce devrait atteindre 90Md€ et 100Md€ en 2019.
Au global la tendance de cette année s’inscrit dans celle de l’an dernier. Porté par l’augmentation du nombre de cyberacheteurs, de la fréquence d’achat et du développement de l’offre, l’e-commerce devrait poursuivre sa croissance dans les prochains mois et dépasser les 90Md€ en 2018. A ce rythme la barre des 100Md devrait être franchie fin 2019.
76% envisagent de dépenser autant qu’en 2017,18% à prévoir acheter plus en 2018 (dont 28% des 18-24 ans) et 6% à moins acheter.
L’habillement demeure le principal poste de dépenses envisagé en 2018 (60%), suivi par les produits culturels (52%), et le voyage/tourisme (47%).

L’utilisation de la messagerie instantanée pour contacter le service client connaît une forte progression en 2017 (38%, +15 pts) notamment auprès des 25-34 ans (49%), des 18-24 ans (47%) et des CSP+ (43%). Les moyens de contact plus classiques restent encore privilégiés mais connaissent des baisses notables : l’email (66%, -6 pts) et le téléphone (44%, -4 pts).

La sécurité des transactions reste la priorité n°1 des e-acheteurs (62%, +1 pt), mais d’autres attentes sont exprimées telles la clarté des tarifs affichés (56%, +5 pts), la réactivité du service client en cas de problème (45%, +8 pts) et l’authenticité des commentaires des autres clients (31%, +7 pts).70% des e-acheteurs consultent les avis clients avant de réaliser leurs achats (notamment les femmes : 73%, les 18-24 ans : 81%, les 25-34 ans : 80% et les CSP+ : 75%).

Si la livraison à domicile ou au travail reste le mode le plus utilisé (88%) et le plus envisagé (82%), la livraison en point relais est devenue une pratique tout aussi courante (86%). Le click and collect en magasin (38% des e-acheteurs).
Cette tendance à « mixer » les canaux internet et magasin s’illustre aussi dans l’émergence de l’e-réservation (livraison avec paiement en magasin) qui a séduit 24% des e-acheteurs en 2017 et 29% envisagent de l’utiliser en 2018 : une perspective plus forte comparée aux autres modes de livraison. Dans ces trois cas (livraison en magasin, e-réservation, point relais), 33% des e-acheteurs ont acheté d’autres produits sur place.
S’agissant des autres modes de livraison, une majorité de répondants (53%) manifeste son intérêt pour la livraison effectuée par un particulier pour un prix moins élevé, l’intérêt pour la livraison par drone directement chez soi reste stable après une forte progression en 2017 (35%).
Enfin, s’agissant des abonnements à un service de livraison en express et illimité, 34% des e-acheteurs y ont recours, un chiffre qui pourrait être prochainement revu à la hausse puisque 25% des e-acheteurs, qui n’ont pas d’abonnement, se disent intéressés.


Source : 
"Bilan 2017 du e-commerce en France : les ventes sur internet en hausse de 14% sur un an", Fevad communiqué, 6 février 2018

Méthodologie : cette étude repose à la fois sur les informations recueillies auprès des principaux sites marchands et sur le montant agrégé des transactions réalisées par les principales sociétés prestataires de paiement. La permanence de la méthodologie et le traitement des données ont été validés par le cabinet KPMG.
Les données collectées auprès des sites marchands correspondent aux définitions suivantes : *Indice commerce électronique (iCE 100) : Chiffre d’affaires réalisé directement par les entreprises du Panel iCE 100 sur l’internet fixe et mobile. Les sites qui éditent une market place ne comptent pas le volume d’affaires réalisé sur market place, ni les commissions générées. Uniquement les commandes livrées en France. Tous les lieux de livraison sont retenus (y compris retraits en magasin). Il s’agit du chiffre d’affaires commandé (on considère la date de prise de commande et pas la date de livraison). Annulations, échanges et retours déduits, frais de port compris, TTC pour les ventes aux particuliers, HT pour les ventes aux professionnels.
*Indice place de marché (iPM) : ensemble des ventes réalisées sur la market place par les vendeurs utilisateurs.
*Indice commerce mobile (iCM) : Chiffre d’affaires réalisé directement par l’entreprise sur smartphones et tablettes numériques dans le cadre des sites mobiles et applications (hors téléchargements d’applications).

Composition du Panel iCE 100 : Les résultats du bilan e-commerce ont été calculés à partir du Panel iCE 100 soit plus de 100 sites : produits grand public (100 sites), e-tourisme (15 sites) et ventes aux professionnels (20 sites).
Composition du Panel PSP : La Fevad interroge un panel de plateformes sécurisées de paiement : Adyen, Be2bill by Dalenys, Ingenico Payment Services, Monetico Paiement, Monext, Paypal, PayZen, Verifone, Worldline.
Estimation du marché global : Le calcul de l’estimation du marché global est obtenu en agrégeant les données recueillies auprès des sites du panel iCE 100, de la valeur des paiements électroniques (hors membres du panel iCE 100) communiqués par les prestataires participant au panel PSP et d’une estimation des paiements hors ligne (enquête Fevad auprès des marchands de l’iCE 100).


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André Letowski est expert en entrepreneuriat, en petites et très petites entreprises. Il publie une note mensuelle regroupant une sélection brute ou retravaillée et commentée des corpus statistiques français, des enquêtes et publications concernant le domaine des TPE, PE et PME.




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