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Fondation d'entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur
 
 
24/04/2019
André Letowski 
Indicateurs 

14.146 défaillances d'entreprise au 1er trimestre 2019

14 146 défaillances au 1er trimestre 2019 (-1,1 % au regard de 2018 et -16,6 % au regard de la moyenne 2015-2017).
Les TPE (94 % des défaillances) connaissent une légère baisse des défaillances (-0,5 %) alors que les 10 salariés et plus font état d’une baisse plus importante (-10,7 %). Les moins de 5 ans d’ancienneté (44 % des défaillances) enregistrent une baisse de 1,1 %, tout comme les plus de 5 ans.

Les défaillances sont en chute au 1er trimestre 2019 (14 416) au regard de la même période en 2018 (-1,1%), et plus encore au regard de la moyenne 2015-2017 (-16,6%).

Cette évolution positive est celle des liquidations immédiates (respectivement -1,3 % et -15,7 %) ; ces liquidations sont 70 % des défaillances. Les redressements judiciaires (29 % des défaillances) sont au nombre de 4 057 et ont une évolution un peu moins favorable (0 % et -9,5 %).

⇒ Les emplois menacés (45 140) ont un peu augmenté au regard de 2018 (+2,6 %), mais sont baisse de 19,3 % au regard de la moyenne 2015-2017. Les emplois menacés par les liquidations immédiates représentent 46 % des emplois menacés (2,1 par entreprise concernée) ; leur nombre a légèrement régressé au regard de 2017 (-1,9 %) et bien plus au regard de la moyenne 2015-2017 (-23,3 %), de façon plus favorable que pour les redressements judiciaires (en moyenne 5,3 salariés et respectivement +0,5% et -14,4 %) ; les sauvegardes peu nombreuses (252 en 2019, et 12,1 emplois menacés par entreprise) ont toutefois connu une forte hausse des emplois menacés en 2018 au regard de 2017 (+90 %).

⇒ Les TPE de moins de 10 salariés constituent l’essentiel (94 %) des défaillances avec 13 359 procédures (-0,5 % au regard de 2018), alors que les plus de 10 salariés ont chuté de 10,7 % ; ce chiffre masque, toutefois, une augmentation sensible des liquidations judiciaires directes de PME de 10 à 19 salariés (278 contre 264, +5,3 %) ; par contre les redressements judiciaires ont nettement diminué pour les 10-49 salariés (-20 %).

⇒ Les moins de 5 ans d’ancienneté sont 44 % des défaillances, les 6 à 10 ans 26 % et les 10 ans et plus 30 %. Les moins de 5 ans ont chuté de 1,1 %, les 6 à 10 ans +3 % et les plus de 10 ans -4,4 %.

⇒ En métropole, les régions Corse et Grand-Est enregistrent des hausses sévères de défaillances d’entreprises, au-delà de +10 %. En Bretagne et Centre-Val-de-Loire, le nombre de défaillances augmente d’environ 8 %. Les autres régions métropolitaines restent encore bien orientées avec des reculs de défaillances.

⇒ En ce qui concerne les activités : construction, commerce, industrie et services aux entreprises portent les deux tiers des défaillances d’entreprises et sont globalement dans le vert, tandis que les activités à destination des particuliers résistent difficilement.

– Dans la construction (3521 défaillances ; -5,4 %), la sinistralité entrepreneuriale recule pour tous les secteurs : -4,3 % dans le gros œuvre, -5,3 % dans le second œuvre ou -3,6 % dans les travaux publics.
– Dans le commerce (3 095 défaillances ; -2,5 %), la tendance est bonne qu’il s’agisse du détail ou du gros; mais les activités liées à l’automobile enregistrent une hausse des défaillances dans l’entretien et la réparation de véhicules automobiles (+12 %) ou la vente d’équipements automobiles chez les détaillants (+20 %) comme les grossistes (+24 %), alors que la commerce de véhicules automobiles résiste (-8 %). Les évolutions sont également mal orientées pour les fleuristes (+7 %), les magasins de sport (+21 %) ou le meuble (+56 %), alors qu’elle recule très sensiblement (-14 %) dans les magasins d’habillement.

– Les défaillances industrielles baissent fortement (-8,1 %) et tombent sous le millier de procédures (944).

– Le secteur des transports est dans le rouge (570 défaillances ; +5 %). Les taxis (+13 %) continuent de peser sur les tendances.

– Les services aux entreprises sont plutôt bien orientés.

Les activités à destination du consommateur sont plus vulnérables ; c’est notamment le cas pour la coiffure (+17 %), la restauration rapide (+11 %) ou les débits de boisson (+6 %).

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"Défaillances et sauvegardes d’entreprises en France, 1er trimestre 2019", Altares, avril 2019
 
André Letowski est expert en entrepreneuriat, en petites et très petites entreprises. Il publie une note mensuelle regroupant une sélection brute ou retravaillée et commentée des corpus statistiques français, des enquêtes et publications concernant le domaine des TPE, PE et PME.




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