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Fondation d'entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur
 
 
 
08/01/2020
André Letowski 
Indicateurs 

Le taux de marge moyen des entreprises est de 26,6 % (2017)

Le taux de marge des entreprises employeuses progresse peu, tout comme le taux d’investissement.

Le taux de marge

En 2017, le taux de marge est de 26,6 % sur l’ensemble des entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers. Selon les secteurs, il varie entre 19,1 % et 33,5 %, sauf dans les activités immobilières où il est notablement plus élevé (65,4 %).

Un taux de marge élevé résulte en général de la mise en œuvre d’un capital d’exploitation important ; il n’implique pas nécessairement une rentabilité économique forte, mais il peut permettre de financer les investissements. Ainsi, l’industrie avec un taux de marge de 29,3 % et un taux d’investissement de 20 %, a une rentabilité économique de seulement 6,6 %. À contrario, la construction, avec un taux de marge et un taux d’investissement relativement faibles (respectivement 19,2 % et 10,1 %), a pourtant une rentabilité économique plus forte que la moyenne (11,6 % contre 7,6 %).

Par ailleurs, le taux de marge des entreprises sans salarié atteint fréquemment 100 %, l’entrepreneur individuel, se rémunérant sur le résultat de son entreprise sans retenir de charges de personnel.

En 2017, tous secteurs confondus, le taux de marge des entreprises employeuses progresse peu (+ 0,4 point) ; la croissance de la valeur ajoutée au coût des facteurs (+ 3,6 %) fait un peu plus que compenser la hausse des frais de personnel (+ 3,1 %) ; la masse salariale augmente plus vite que les cotisations sociales (+ 3,5 % contre + 2,2 %), sous l’effet notamment du CICE renforcé en 2017, et des allégements de cotisations patronales dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité (PRS).

Le taux de marge des entreprises employeuses augmente cependant dans trois secteurs : l’hébergement‑restauration (+1,5 point), les transports et entreposage (+1,9 point) et la construction (+2,4 points).

L’investissement

En 2017, l’investissement corporel brut hors apports des entreprises (hors micro‑ entrepreneurs) s’élève à 201,7Md€, en progression de 5 % en valeur par rapport à 2016, et plus vite que la valeur ajoutée hors taxes (+ 3,7 %).
Le taux d’investissement s’établit à 18,9 %, en très légère progression par rapport à 2016 (+ 0,2 point).

Les secteurs qui investissent le plus sont l’industrie (60,4Md, dont 20Md€ dans l’énergie), puis l’immobilier, les services aux entreprises, les transports et l’entreposage, le commerce et l’information‑communication (58 % dans les télécommunications).

Sur les 2,3 millions d’entreprises, 1 million ont réalisé des investissements, soit 45 %. Les plus grosses structures investissent presque toutes : 99 % des grandes entreprises, 98 % des ETI, 90 % des PME et 42 % des TPE (pour 1/4 d’entre elles, leur dépense d’investissement est inférieure à 1 000 € et pour une sur deux, elle est inférieure à 5 000 €).

Parmi les entreprises ayant investi en 2017, 2 % réalisent chacune un investissement supérieur à 500 000 € et concentrent 87% du montant total de l’investissement, alors que 60 % d’entre elles réalisent un investissement inférieur à 10 000 € (1 % du total des investissements).

Sur la base des comptes nationaux annuels, le taux d’investissement des entreprises de la zone euro recule très légèrement en 2017 (– 0,4 point) ; il est quasi stable en France, en Allemagne et au Royaume‑Uni et en très légère progression en Espagne et en Italie (+ 0,3 point). En 2017, seule la France a retrouvé son niveau de 2008. Dans les autres pays, le taux d’investissement en 2017 est toujours en retrait par rapport au niveau de 2007 : l’Allemagne (– 1,3 point), l’Espagne (– 5,5 points), l’Italie (– 2,9 points) et le Royaume‑Uni (– 1,9 point).

Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/

Source : "Les entreprises en France, édition 2019", Insee, lu décembre 2019
Consulter l’ouvrage au chapitre “2.2 Taux de marge”
Le taux de marge rend compte de ce qui reste à disposition des entreprises – l’excédent brut d’exploitation (EBE) –, notamment pour rémunérer le capital et investir, une fois déduites les rémunérations salariales.



 
André Letowski est expert en entrepreneuriat, en petites et très petites entreprises. Il publie une note mensuelle regroupant une sélection brute ou retravaillée et commentée des corpus statistiques français, des enquêtes et publications concernant le domaine des TPE, PE et PME.




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