Mais l’observation des 3 derniers mois 2019 (septembre-novembre), au regard des 3 mêmes derniers mois 2018, montre un retrait des autoentrepreneurs (+16,6 %) au profit des entreprises individuelles non autoentrepreneurs (+25,6 %), voire en proximité des sociétés (+13,1 %). Cette situation est nouvelle. Elles est même amplifiée si l’on observe le seul mois de novembre (+30,7 % pour les entreprises individuelles hors autoentrepreneurs, vs +8,3 % pour les autoentrepreneurs). Est-ce une tendance nouvelle ? A vérifier au cours des mois prochains.
Si nous observons cette fois les créations décembre 2018-novembre 2019, et les comparons à la moyenne des 4 années plus anciennes (décembre 2014 à novembre 2018), la hausse est de 44,7 % (à proximité pour les AE et les entreprises individuelles autres avec +58 et +54,9 %). La hausse du nombre de créations s’affiche comme très importante dans un contexte où l’emploi a aussi progressé.

En ce qui concerne les activités, celles-ci sont observées les 12 derniers mois ; noter la forte baisse de la progression des VTC et livraisons à domicile ; les créations n’y progressent que de 13 % pour les créations classiques, alors qu’au cours des 4 années antérieures, la progression avait été de 134 % ; même situation pour les autoentrepreneurs (+26,8 % vs +272 % pour les 4 années antérieures).
Demeure sans grand changement, le clivage entre activités au fort taux d’autoentrepreneuriat (surtout des activités de services, souvent exercées comme complément d’activité) avec des progressions plus fortes au sein des autoentrepreneurs qu’en direction des entreprises classiques, alors que les créations au faible taux d’autoentrepreneurs (plutôt des activités “traditionnelles”, nécessitant des investissements conséquents) connaissent des évolutions favorables dans les 2 modalités de création.
Source : Les créations de novembre 2019 selon les données brutes de l'Insee, analyse André Letowski