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Fondation d'entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur
 
 
 
23/06/2020
André Letowski 
Indicateurs 

Une chute de 53 % des créations en avril 2020 au regard de la tendance de début d’année

La baisse du nombre de créations varie selon les activités ; l’anlyse distingue 3 groupes (entre 17-26 % à 49-55 %).
Si la période décembre 2019- février 2020 (regroupement nécessaire pour appréhender correctement les retards administratifs connus en décembre) a connu une moyenne de 73 057 créations (dont 45,3 % sous forme d’autoentrepreneur), elles ne sont plus que 57 688 en mars (-21 %) et 34 559 en avril (-53 %).

L’année 2019 a été particulièrement favorable au regard de 2018 (+17,9 % dont +25 % pour les autoentrepreneurs et +15,7 % pour les autres entreprises individuelles) ; la période de début d’année (décembre-février) l’a été un peu moins (+12 ,1 %, bien plus favorable aux entreprises individuelles avec +24,6 % vs 9,8 pour les autoentrepreneurs) ; noter que l’évolution des créations en société est toujours modeste (4,7 % à 8,6).

Mars et avril 2020 cumulés ont connu au regard de la même période en 2019, une chute de 32 à 36 % quel que soit la forme de création.



Si l’on observe cette fois les activités, 3 groupes de créations classiques se détachent pour la période mars-avril 20 comparée à mars-avril 19 :
  • Un premier groupe avec une chute modérée (au regard de la moyenne de 36 %), entre 17 et 26 % pour les activités classiques (meilleure référence que l’ensemble des créations du fait d’une proportion importante d’autoentrepreneurs qui n’auront jamais de recettes) ; on y trouve des services (aux particuliers, aux entreprises, financiers ou de santé), la plupart pouvant s’adonner au télétravail, et à l’image des entreprises le plus souvent en activité actuellement,
  • Un second groupe autour de la moyenne (entre 32 et 38 %) ; ce sont des activités du secteur secondaire industrie, construction auquel est adossé le secteur des activités immobilières,
  • Le 3ème groupe est constitué d’activités de proximité, exercées notamment sous forme de boutique (commerce et HCR avec 49 à 51 % de chute) ; les transports, le secteur le plus touché (-55 %) l’est non seulement du fait du covid mais il était aussi inscrit dans une chute antérieure (forte hausse, puis tassements dus à la pratique des plateformes en ligne).
Les autoentrepreneurs ne s’inscrivent que partiellement dans cette évolution.



Pour rappel, les évolutions par activité à la fois pour 2018/2019 et les mois comparés de décembre-février : celles-ci ne sont que partiellement comparables avec les activités en chute :




Analyse André Letowski sur les données brutes créations d'entreprise de l'Insee, mai 2020
Source : données brutes Insee
 
André Letowski est expert en entrepreneuriat, en petites et très petites entreprises. Il publie une note mensuelle regroupant une sélection brute ou retravaillée et commentée des corpus statistiques français, des enquêtes et publications concernant le domaine des TPE, PE et PME.




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