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Fondation d'entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur
 
 
 
27/08/2020
André Letowski 
Emploi 

En juin, 4,5 millions de salariés étaient à temps partiel

Juin a connu une nette amélioration (-51 %) au regard d’avril le mois le plus chargé en salariés à temps partiel.
Avant de pouvoir recourir au dispositif d’activité partielle, les entreprises doivent déposer une demande d’autorisation préalable (DAP) ; entre le 1er mars et le 17 août 2020, 11,9 millions de salariés étaient susceptibles d’être placés en activité partielle au mois de juin 2020 (12,6 millions en mai).

Au 17 août, 424 000 demandes d’indemnisation pour le mois de juin ont été déposées par 364 000 entreprises et concernent 2,9 millions de salariés et 150 millions d’heures, à comparer avec elles de mai, 6,7 millions de salariés par 851 000 entreprises, et celles d’avril avec 8,1millions de salariés par 955 000 entreprises.

Mais toutes les demandes d’indemnisation portant sur le mois de juin n’ont pas encore été déposées, les entreprises disposant d’un délai d’un an pour faire leur demande. Il en ressort qu’en juin 2020, 4,5 millions de salariés auraient effectivement été en activité partielle (soit un quart environ des salariés du privé), après 7,9 millions en mai, 8,8 millions en avril et 7,2 en mars. Parmi eux, en juin, environ 700 000 salariés (15,5% des salariés en activité partielle) l’auraient été pour garde d’enfant ou en raison de situations de vulnérabilité/fragilité.

Les trois secteurs les plus représentés parmi les salariés effectivement placés en activité partielle au cours du mois seraient celui des services aux entreprises (activités spécialisées, scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien, 813 000 salariés), celui du commerce (647 000 salariés), ainsi que celui de l’hébergement et de la restauration (646 000 salariés).

Au sein des HCR, 57 % des salariés auraient été en activité partielle, suivi par la fabrication de matériel de transports (50 %), les activités récréatives, les arts et le spectacle (43 %).

Le nombre d’heures chômées sur le mois de juin au titre de l’activité partielle représenterait 50 heures (soit une semaine et demie) par salarié en moyenne et équivaudrait à 1,5 million de salariés travaillant à plein temps sur le mois (après 3 millions en mai, 5,6 millions en avril et 2,2 millions en mars).

Cette baisse serait principalement portée par celles des secteurs de la construction (-74 %), du commerce (-61 %), des HCR (-50 %) et des activités spécialisées, scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien (-43 %). A contrario, un faible % de salariés est concerné par l’activité partielle : construction (16 %), santé (12 %), activités immobilières (11 %), activités financières et assurance (8 %).

En ce qui concerne les tranches de taille, les moins de 20 salariés (1,270 million) sont 28 % des salariés en activité partielle effective, les 20-249 salariés (1,472 million) 32 %, et les 250 salariés et plus (1,732 million) 39 %. Plus la taille augmente, plus le % de salariés en activité partielle de juin comparé à avril augmente (de 39 à 69 %).



Dans ce contexte, en juin 2020, le montant total d’allocation d’activité partielle serait de 2,4 Md € (après 5 Md € en mai, 8,9 milliards en avril et 3,3 Md € en mars) versés par l’État et l’Unédic.

Pour en savoir davantage : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/

Source : "Situation sur le marché du travail durant la crise sanitaire au 20 août 2020", Dares, pôle emploi, août 2020
 
André Letowski est expert en entrepreneuriat, en petites et très petites entreprises. Il publie une note mensuelle regroupant une sélection brute ou retravaillée et commentée des corpus statistiques français, des enquêtes et publications concernant le domaine des TPE, PE et PME.




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