Fondation d'entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur
 
 
 
05/01/2022
André Letowski 
Etudes 

83% des salariés travaillent dans une entreprise dont l’activité est inchangée ou en hausse

En novembre 2021, un salarié sur trois travaille dans une entreprise concernée par l’obligation vaccinale ou celle de détenir un passe sanitaire valide ; 21% ont été au moins un jour en télétravail.
83% des salariés travaillent dans une entreprise dont l’activité est inchangée ou en hausse malgré la crise sanitaire, comme les deux mois précédents, alors que 2% des salariés travaillent dans une entreprise à l’arrêt complet ou en baisse d’activité de plus de 50%, et 15% dans une entreprise dont l’activité a baissé mais de moins de 50%.

- Ces baisses d’activité s’expliquent davantage par la perte de débouchés (54%) que par le manque de personnel pouvant travailler (18%), les difficultés d’approvisionnement (17%) ou les restrictions administratives (12%).

- 17% des salariés sont employés par une structure qui estime que son activité mettra plus d’un an pour revenir à la normale (10%) ou entre 6 mois et un an (7%). Mais 1/3 ne sait pas répondre à cette question.

♦ 2 difficultés principales :

- Le manque de personnel se stabilise mais demeure la principale difficulté rencontrée : 28% des salariés travaillent dans une structure qui déclare être confrontée à un manque de personnel.

Ce manque de personnel recule nettement dans les HCR, bien que restant à un niveau élevé (41%) ; il est également très fréquemment ressenti dans la partie privée de l’enseignement et de la santé (46%).

Le plus souvent, il est causé par des difficultés à recruter en CDI, du fait du manque de candidats formés dans les métiers concernés (dans les 2/3 des situations) ou par des candidats devenus plus exigeants en termes de conditions de travail (dans la moitié des cas). Face à ces difficultés de recrutement, les entreprises sont régulièrement amenées à modifier le profil des salariés qu’elles recrutent, à revoir à la hausse les salaires qu’elles proposent ou à modifier les conditions de travail.

L’approvisionnement en matériaux est lui aussi toujours difficile : fin novembre, 20% des salariés sont employés par une entreprise qui rencontre ces difficultés. Mais 31% des salariés travaillent dans une structure qui n’éprouve aucune difficulté.

♦ Début décembre, 49% des salariés travaillent dans une structure où les mesures sanitaires sont sans effet sur les coûts et/ou la productivité ; l’effet est modéré (moins de 10%) dans 40% des cas.

♦ Le télétravail progresse légèrement : au cours du mois de novembre, 21% des salariés ont été au moins un jour en télétravail ; toutefois, parmi les salariés concernés par le télétravail, ils ne sont plus que 6% à avoir télétravaillé tous les jours de la semaine ; 58% l’ont été entre 2 et 4 jours par semaine, 26% un jour par semaine et 11% quelques jours dans le mois.

À la date du 30 novembre, 59% des salariés travaillent dans une entreprise qui autorise le télétravail ; cette proportion est moindre dans les entreprises de petite taille (27% parmi celles employant 10 à 19 salariés, contre 80% dans celles de 500 salariés ou plus).

Le plus souvent, le télétravail est limité à 2 jours par semaine (26%), mais il est autorisé sur l’intégralité de la semaine pour 8% des salariés. Lorsqu’un nombre de jours minimum de télétravail est imposé, il est le plus souvent d’un jour ou deux par semaine.

♦ Au cours de la semaine du 22 novembre, 85% des salariés travaillent sur site ou à distance, 7% sont en congés et 8% sont en arrêt maladie, au chômage partiel complet ou font valoir leur droit de retrait. 5% des salariés travaillent dans une entreprise qui indique rencontrer des difficultés liées au retour sur site de salariés qui étaient en télétravail.

♦ Début décembre, un salarié sur trois travaille dans une entreprise concernée par l’obligation vaccinale ou de détenir un passe sanitaire valide, que ce soit pour l’ensemble de ses effectifs, la majorité ou pour une minorité seulement (santé, hébergement/restauration, action sociale, arts, spectacles et activités récréatives).

Celles qui ont des contrats de travail suspendus au motif du non-respect de cette obligation représentent 24% des effectifs (soit 8% de l’ensemble des salariés).

♦ Dans près de la moitié des cas, les employeurs excluent totalement de licencier au cours des prochains mois pour motif économique.

♦ Le recours à l’activité partielle en novembre concerne 2% des salariés du privé (380 000 salariés ou 120 000 en ETP). Toutefois, le nombre de salariés qui bénéficient de l’activité partielle de longue durée (APLD) est en forte hausse : ils seraient 200 000, contre 140 000 un mois plus tôt.

Pour en savoir davantage : "Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre pendant la crise sanitaire Covid-19 Vue d’ensemble des résultats de l’enquête flash", Dares, décembre 2021"

 
André Letowski est expert en entrepreneuriat, en petites et très petites entreprises. Il publie une note mensuelle regroupant une sélection brute ou retravaillée et commentée des corpus statistiques français, des enquêtes et publications concernant le domaine des TPE, PE et PME.




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