Fondation d'entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur
 
 
 
16/02/2022
André Letowski 
Etudes 

Quelques données additives sur les créations d’entreprises 2021

Les données additives à l’article précédent concernent notamment les sociétés, les entreprises employeurs et le profil des entreprises individuelles.

⇒ La création de société en 2021 chiffre 271 000 (+24% au regard de 2020)

Les sociétés par actions simplifiées (SAS) représentent 68% des créations de sociétés ; elles étaient 14% en 2010. À l’inverse, les SARL ne sont plus que 30% vs 81 en 2010. La part des autres sociétés reste faible (3%).

Comparée aux microentreprises à partir de 2019 (année de mise en œuvre conséquente du passage du statut de l’autoentrepreneur au microentrepreneur), la hausse des sociétés a quasiment égalé celle des microentrepreneurs entre 2019 et 2011, alors qu’elle était stable entre 2019 et 2020 face à une hausse des microentrepreneurs.

En ce qui concerne les secteurs d’activité, les créations en société concernent plus spécifiquement des activités réglementées comme les activités financières et immobilières, et des activités aux investissements conséquents (HCR, commerces), voire des modalités d’exercice comme dans la construction ; par contre, le poids des sociétés est faible dans les activités dans lesquelles l’importance de l’investissement matériel est faible.

⇒ L’évolution des créations par régions

Les créations d’entreprises sont en forte augmentation dans toutes les régions (entre 14 et 25%), sauf en l’Ile-de-France (+9,3%), alors que cette région contribue le plus à la hausse globale (+23 400 créations) ; le premier secteur contributeur y est celui des activités spécialisées, scientifiques et techniques, la région concentrant 39% des créations nationales.
Noter la croissance élevée dans les régions d’outre-mer, notamment +50% en Guyane, +33% à Mayotte, +32% en Martinique.

⇒ 6% des entreprises non microentrepreneurs ont des salariés au moment de leur création

Les nouvelles entreprises sont le plus souvent employeuses dans l’hébergement et la restauration (13%), la construction (13%) et l’industrie (9%). À l’opposé, les proportions sont les plus faibles dans les activités immobilières (2%), les activités financières et d’assurance (2%) et les activités d’information et de communication (3%).

Les entreprises employeuses au moment de leur création en 2021 démarrent leur activité avec 2,9 salariés en moyenne, contre 3,0 en 2020. Parmi celles-ci, l’effectif salarié moyen à la création est le plus élevé dans la construction (3,8), l’industrie (3,7) et les transports (3).

⇒ Quelques données sur le profil des entrepreneurs individuels

♦ L’âge moyen des créateurs d’entreprises individuelles est de 35 ans.

♦ La part des moins de 30 ans recule légèrement : elle est de 40% en 2021, contre 41% en 2020 ; elle est plus élevée chez les microentrepreneurs (41%) que chez les créateurs d’entreprises individuelles classiques (35%). Les créateurs sont les plus jeunes dans les transports, notamment du fait des livraisons à domicile (29 ans en moyenne, 60% ont moins de 30 ans), mais aussi dans l’informatique, communication (32 ans en moyenne).

♦ 41% sont des femmes : elles étaient 29% en 1987, 33% en 2 000. Elles sont majoritaires dans la santé (74%), les services aux particuliers (74 %), l’industrie (60%) et l’enseignement (52%). La part des hommes est la plus élevée dans la construction (98%), les transports (90%) ainsi que l’informatique, communication (74%).

Pour en savoir davantage : "Essor des créations de sociétés et de microentrepreneurs en 2021", Insee Première N° 1792, février 2022

Méthodologie : source, le répertoire des entreprises et des établissements (issu de Sirène) géré par l’Insee.
Définition de la création d’entreprise :
Une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre d’une nouvelle combinaison de facteurs de production, avec pour restriction qu’aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet événement. Ce sont des créations d’unités légales. Elles relèvent des cas suivants :
• l’immatriculation d’une nouvelle unité légale avec création d’une nouvelle combinaison de facteurs de production,
• le cas où l’entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d’un an, ou après une interruption de moins d’un an, mais avec changement d’activité,
• la reprise, par une unité légale nouvellement immatriculée, de tout ou partie des activités d’une autre unité légale lorsqu’il n’y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur. On considère qu’il n’y a pas continuité économique de l’unité légale si, parmi les 3 éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’établissement siège, l’activité économique et la localisation.
Cette définition s’appuie sur les concepts harmonisés au niveau européen, à part pour les entreprises individuelles sous le régime du microentrepreneur.

 
André Letowski est expert en entrepreneuriat, en petites et très petites entreprises. Il publie une note mensuelle regroupant une sélection brute ou retravaillée et commentée des corpus statistiques français, des enquêtes et publications concernant le domaine des TPE, PE et PME.




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