
♦Les tranches de levée de fonds supérieures à 20 millions d’euros progressent en montant de 19,5 % vs celles inférieures à 20M€ ne progressant que de 6 %.
Le nombre d’opération dans les tranches de 20M€ et plus progressent de 23 % alors que leur nombre régresse de 11,4 % dans les tranches inférieures, même si le nombre d’opérations y est le plus nombreux (590 soit 80 % des opérations en 2022).

Toutefois, l’exercice 2022 fut loin d’être un long fleuve tranquille : après avoir bondi 63% au premier semestre, les fonds levés ont reculé de 21 % lors du second.
♦ Même le club français des licornes a connu une année mi-figue mi-raisin. Portant le nombre total de ses membres à 27, 8 nouvelles sociétés ont rejoint ce cercle très fermé des entreprises valorisées plus d’un milliard d’euros, dont 7 au cours du seul premier semestre, alors que la France ne comptait que 2 licornes en 2017.
♦ La France, si elle fait mieux que l’Allemagne, est loin d’égaler la Grande-Bretagne :

♦ Sur le plan sectoriel, les services internet et les logiciels sont au coude à coude, ayant respectivement levé 2,99 Md€ et 2,96 Md€. Si ces montants sont comparables en valeur, ils sont le résultat de dynamiques très différentes. Alors que ceux levés par les services internet ont chuté de 24 % en montants et de 53 % en nombre d’opération, les montants levés par les logiciels ont bondi de 36 % et de 102 % en nombre d’opération.
Viennent ensuite les FinTech 2,34 Md€ (+7 %) et 16 % d’opération en plus, suivis par le secteur des cleantech qui se distingue par une belle vitalité (+172 % pour 2,08 Md€ levés) mais -6,5 % en nombre d’opération.
♦ Sur le plan des régions, l’Ile-de-France reste incontestablement la région leader de cet écosystème : les startups franciliennes ont capté 73 % des montants levés et 64 % des opérations. Loin derrière se classent la région Hauts-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes.

Comment se présente le millésime 2023 ? L’heure de l’hyper croissance est en train de laisser place à la sobriété des investissements mais surtout au retour en force de la profitabilité comme indicateur principal de performance.
Pour en savoir davantage : "Baromètre EY du capital risque en France, bilan annuel 2022" EY, janvier 2023