Une prise de conscience qui progresse
En 3 ans, la sensibilité des chefs d’entreprise aux enjeux environnementaux a doublé. En 2020, seuls 31 % des dirigeants déclaraient être attentifs à ces sujets ; en 2023, ils sont 67 %.Pourtant, malgré cette évolution, seuls 35 % des PME et ETI ont évalué leur empreinte carbone, faute d’obligation réglementaire et face à plusieurs freins.
Des obstacles qui ralentissent la transition
L’étude met en évidence 4 difficultés majeures pour les dirigeants :- un cadre réglementaire complexe et contraignant, cité par 76 % des dirigeants ;
- des investissements lourds avec un retour sur investissement incertain ;
- des transformations structurelles complexes (achats, mobilité, production, isolation) ;
- une concurrence moins engagée, perçue comme un frein à la compétitivité.
Face à ces défis, la majorité des PME et ETI optent pour des actions progressives : amélioration de l’efficacité énergétique, réduction des déchets, optimisation des transports. Une approche qui limite l’impact global si elle n’est pas accompagnée de changements plus profonds.
Vers une stratégie durable et compétitive
70 % des dirigeants considèrent la décarbonation comme une prise de risque, mais les incitations à agir se multiplient : les grandes entreprises et investisseurs imposent des critères environnementaux à leurs partenaires ; la hausse des prix de l’énergie et des matières premières pousse à repenser les modèles économiques.Les entreprises qui intègrent la transition écologique dans leur modèle économique aujourd’hui seront mieux préparées aux défis de demain. Plutôt que de subir les évolutions réglementaires et économiques, elles peuvent faire de la décarbonation un levier d’innovation et de croissance durable.
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