Cotisations sociales et rémunérations
Les allègements de cotisations sociales patronales sont réduits, notamment sur l’assurance maladie et les allocations familiales, avec un ajustement des seuils d’éligibilité. Cette mesure se traduira par une réduction de 1,6 milliard d'euros, visant à favoriser la progression des salaires, tout en luttant contre les trappes à bas salaires.Par ailleurs, la contribution patronale sur les attributions gratuites d’actions (AGA) augmente de 20 % à 30 %, ce qui impactera les entreprises utilisant ce levier pour motiver et fidéliser leurs salariés.
Du côté des apprentis, le seuil d’exonération des cotisations sociales (CSG et CRDS) sur leur rémunération est désormais fixé à 50 % du SMIC (contre 79 % auparavant), ce qui peut accroître leur coût social pour les employeurs.
Indemnités journalières et protection sociale
À partir du 1er avril 2025, le plafond des indemnités journalières versées par l'Assurance maladie en cas d'arrêt de travail sera réduit. Le plafond passera de 1,8 SMIC à 1,4 SMIC. Concrètement, cela signifie une réduction du montant maximal des indemnités perçues en cas d’arrêt maladie, une évolution à anticiper pour les employeurs et les salariés concernés.Soutien à l’innovation et secteurs spécifiques
Les Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) bénéficient d’un assouplissement avec une augmentation du taux des dépenses en recherche pris en compte, qui passe de 15 % à 20 %. Cette mesure vise à faciliter l’accès aux avantages fiscaux associés et à encourager l’innovation.En parallèle, le secteur agricole bénéficie d’un soutien spécifique : les jeunes agriculteurs auront droit à une exonération partielle et dégressive des cotisations sociales sur leurs 5 premières années d’installation.