Fondation d'entreprise
 
 
Charlotte de Saintignon
Emploi 
26 fév 2026

Apprentissage 2026 : les nouvelles règles pour recruter sereinement

En 2026, l’aide à l’embauche d’un apprenti se resserre, sans pour autant entamer l’intérêt du dispositif : sécuriser les recrutements, former aux méthodes de l’entreprise et préparer des compétences parfois difficiles à trouver. À condition de bien intégrer les nouvelles règles et de « verrouiller » la procédure.
Après plusieurs ajustements, les aides sont désormais plus ciblées : la priorité est donnée aux entreprises de moins de 250 salariés et aux diplômes de niveau 3 ou 4. Depuis le 1er janvier 2026, l’aide aux employeurs d’apprentis est recentrée sur les entreprises de moins de 250 salariés : 5 000 € au titre de la première année d’exécution du contrat si l’apprenti préparant un CAP-BEP ou le bac en métropole, et 6 000 € s’il est en situation de handicap. Pour rappel, sur les dispositifs précédents, l’aide pouvait atteindre jusqu’à 6 000 € quelle que soit la taille de l’entreprise. Dans le même mouvement, les allègements de charges sur la rémunération des apprentis ont été resserrés : l’exonération de cotisations salariales ne s’applique plus que jusqu’à 50 % du Smic (au-delà, la rémunération est assujettie), pour les contrats conclus depuis le 1er mars 2025.

Ce qui change côté coût employeur

Autre évolution à intégrer dans l’équation : depuis le 1er juillet 2025, les employeurs doivent s’acquitter d’une participation obligatoire forfaitaire de 750 euros pour tout contrat d’apprentissage pour les formations visant une certification au moins de niveau 6 (Bac+3 et plus). Dernier ajustement, acté mi-février 2026 : les aides sont à nouveau rabotées pour les formations du supérieur et deviennent beaucoup plus différenciées selon la taille de l’employeur. Concrètement, les montants baissent notamment pour les contrats visant un BTS, et plus encore pour les masters (écoles de commerce/ingénieurs) – 4 500 € pour un BTS dans les entreprises < 250 salariés (1 500 € au-delà) ; 2 000 € pour un master (écoles de commerce/ingénieurs) dans les PME/TPE (750 € au-delà). Objectif visé, faire contribuer directement les employeurs au financement des formations, à l’exemple du modèle allemand d’apprentissage et améliorer la soutenabilité financière du système. En conséquence, le reste à charge augmente sur les formations Bac+3 et plus et l’embauche d’un apprenti devient plus coûteuse à financer, donc plus arbitrée.

Les règles à ne pas rater pour recruter un apprenti

Le contrat d’apprentissage vise en priorité les 16–29 ans révolus, avec dérogations (notamment à partir de 15 ans sous conditions, ou au-delà en cas de poursuite de parcours). Côté exécution, le point de vigilance est administratif : le contrat doit être déposé à l’OPCO dans les 5 jours ouvrables suivant le début d’exécution, pour sécuriser la prise en charge.
 
Journaliste depuis 20 ans, Charlotte est spécialisée dans les problématiques de l'entrepreneuriat des TPE/PME de l'artisanat de la franchise et des start-ups. Elle a été auparavant rédactrice en chef d'un magazine professionnel à destination des chefs d’entreprise. Elle travaille aujourd’hui pour plusieurs médias et est membre du bureau de l'Association des journalistes PME (Ajpme).

Charlotte anime depuis 2026 la nouvelle rubrique de la Fondation MMA : « La minute entrepreneuriale ».
 

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