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24 avr 2026

Que retenir de la réforme comptable 2025 ?

Entrée en vigueur début 2025, la réforme du Plan comptable général (PCG) a des répercussions concrètes sur le pilotage quotidien des entreprises pour les dirigeants.

Une réforme aux effets concrets

Cette réforme vise à moderniser la présentation des états financiers de toutes les entreprises. En pratique, cela se traduit notamment par une réduction d'environ 20 % du nombre de comptes comptables et une nouvelle présentation standardisée du bilan et du compte de résultat.

La modification la plus visible concerne la notion de résultat exceptionnel. Jusqu'ici, de nombreuses opérations y étaient classées (cession de matériel, indemnité reçue, pénalité contractuelle). Désormais, seuls les événements réellement extraordinaires y ont leur place : catastrophe naturelle, cyberattaque majeure, abandon d'une activité. Le reste intègre le résultat courant.

Cette évolution impacte directement l’excédent brut d'exploitation (EBE) et le résultat d'exploitation qui reflètent désormais plus fidèlement la réalité économique des entreprises.

Les points de vigilance

Ces évolutions ne sont pas sans conséquence pour les entreprises, notamment lorsque certains indicateurs financiers sont utilisés dans des contrats conclus avant 2025.

C'est le cas des pactes d'associés qui peuvent intégrer des formules de valorisation indexées sur l'EBE ou le résultat d'exploitation. Une relecture de ces clauses s'impose afin d’éviter les écarts de valorisation significatifs et les sources de tensions lors d'une cession ou d'une transmission.

Même vigilance du côté des covenants bancaires (ratios financiers utilisés par les banques pour suivre la santé des entreprises). Un ratio d'endettement rapporté à l'EBE, par exemple, peut évoluer mécaniquement avec la réforme et faire basculer un contrat en situation de rupture alors même que la santé réelle de l’entreprise n'a pas changé. Les conséquences peuvent aller jusqu'à la renégociation d'urgence ou l'exigibilité anticipée d'un prêt.

Pour anticiper ces risques, 2 actions simples peuvent être mises en place :
  • Échanger avec un expert-comptable pour recalculer les principaux indicateurs selon les nouvelles règles et identifier si des écarts significatifs sont à signaler.
  • Vérifier les références aux agrégats comptables dans les contrats clés (pactes d’associés, financements bancaires, contrats d’intéressement) et envisager, si nécessaire, un avenant ou une clause de révision.
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