Moins de visibilité, moins d’opportunités
Quand une dirigeante hésite à se mettre en avant, les conséquences peuvent être très concrètes. Le même baromètre indique que 56 % des répondantes sous-estiment la valeur de leur offre et que 45 % n’osent pas assez solliciter clients, partenaires ou financeurs. Autrement dit, parler moins fort de son projet peut freiner la capacité à vendre, à négocier ou à saisir certaines opportunités. Cette réserve ne vient pas de nulle part. 93 % des femmes interrogées disent avoir déjà souffert du syndrome de l’imposteur. Ce manque de légitimité ressenti se traduit souvent très concrètement par une moindre prise de parole et une moindre visibilité.
Prendre la parole pour prendre sa place
L’enjeu n’est pas de transformer les dirigeantes en oratrices parfaites. Mais développer une entreprise suppose aussi de savoir la défendre publiquement. Michaela Merk, experte en leadership et en art oratoire, le rappelle : l’impact ne naît pas de la perfection, mais de la présence. Il suppose aussi d’oser montrer ses vraies émotions. Bonne nouvelle, cela se travaille : une posture ancrée, trois messages clés, un exemple concret peuvent déjà renforcer la capacité à convaincre. Et l’enjeu dépasse les seules femmes : réseaux, incubateurs, collectifs, jurys et organisations professionnelles ont aussi un rôle à jouer pour faire davantage de place aux entrepreneures dans les lieux où se gagnent la visibilité, la crédibilité et les opportunités.