Rejoindre un projet plus large
C’est là que certaines opérations de croissance externe peuvent jouer un rôle. Le build-up, par exemple, consiste pour une entreprise à en reprendre une autre afin de grandir, de compléter ses expertises ou de renforcer sa présence sur un territoire.Pour une entreprise à transmettre, cela peut représenter une voie de continuité : rejoindre un projet plus large, sans perdre ce qui fait son identité. Dans un marché des cessions-acquisitions de PME en recul en 2025, ce type d’opérations a fortement progressé : 460 opérations ont été réalisées en build-up, soit 43 % du total des opérations de cessions-acquisitions, contre 32 % un an plus tôt**.
Sécuriser l’avenir de l’entreprise
Pour un dirigeant cédant, cette dynamique ouvre une perspective différente. Trouver un repreneur ne signifie pas seulement organiser son départ. Cela peut aussi permettre à l’entreprise de sécuriser ses emplois, d’investir davantage ou de franchir un cap qu’elle n’aurait pas pu atteindre seule. Encore faut-il que la transmission soit préparée.L’étude de Bpifrance Le Lab* rappelle que le potentiel d’entreprises à transmettre est immense, mais que le passage à l’acte reste freiné par le manque d’anticipation, la difficulté à trouver le bon repreneur, le financement ou encore les dimensions psychologiques. Car au-delà du prix, du montage juridique ou du financement, une transmission repose aussi sur une rencontre. Le cédant doit pouvoir se reconnaître dans le projet du repreneur, lui faire confiance et croire en sa capacité à préserver ce qui fait la valeur de l’entreprise. C’est souvent cette relation, autant que les conditions financières de l’opération, qui permet au passage de relais d’aboutir.
La transmission n’est donc pas seulement une opération juridique ou financière. C’est une étape de vie, qui se construit dans la confiance, l’anticipation et l’accompagnement.
*Etude Bpifrance Le Lab publiée fin 2025
**10e édition du panorama des cessions et acquisitions de PME par In Extenso