Des obligations règlementaires renforcées
Selon le Code du travail, chaque employeur est tenu d'assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale de ses salariés. Un décret publié en mai 2025 est venu préciser cette obligation en cas de fortes chaleurs et oblige l’inscription de mesures pour faire face à la canicule dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), enrichi d’un volet « chaleur ».Si un risque est identifié, l'employeur doit activer un plan de prévention reposant sur plusieurs leviers majeurs :
- L'organisation du travail : aménagement des horaires (commencer plus tôt pour éviter les heures les plus chaudes), augmentation de la fréquence des pauses.
- L'environnement technique : mise à disposition d'une quantité suffisante d'eau fraîche, installation de stores ou de moyens pour limiter le rayonnement solaire, aménagement de zones de repos fraîches.
- L'équipement et la protection : fourniture de protections individuelles adaptées (chapeaux, casquettes, gilets rafraîchissants).
Quels sont les seuils d’alerte ?
Pour guider les entreprises, l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) indique que des risques pour la santé apparaissent dès 28°C pour une activité physique et 30°C pour une activité sédentaire.Le décret de 2025 introduit également une échelle de vigilance alignée sur celle de Météo-France, allant de la simple veille saisonnière (niveau vert) à la canicule extrême (niveau rouge). Au niveau jaune, les employeurs doivent adapter les conditions de travail. En cas de canicule prolongée (niveau orange) ou exceptionnelle (niveau rouge), les mesures de protection doivent être renforcées, notamment dans les secteurs les plus exposés comme le BTP.
Si tous les secteurs sont touchés, certains bénéficient de mesures spécifiques. C'est le cas du bâtiment et des travaux publics (BTP) où les salariés peuvent bénéficier du chômage pour intempéries en cas de vigilance orange ou rouge.