L’incertitude, une réalité partagée
Selon l'étude, 3 dirigeants sur 4 qualifient le contexte actuel d'imprévisible et près de 7 sur 10 estiment que cette incertitude est installée pour durer. Un quart d’entre eux indique ne pas arriver à se projeter au-delà de 6 mois.Les freins pesant sur la capacité de projection sont bien identifiés : l'instabilité politique nationale arrive en tête (71 %), particulièrement pour les structures de moins de 50 salariés. Elle est suivie par l'inflation (61 %), les évolutions du marché (54 %) et les difficultés de recrutement (46 %).
Des arbitrages pragmatiques
Face aux contraintes, les dirigeants agissent. Lors des 12 derniers mois, 6 sur 10 ont reporté ou réduit leurs investissements et 1 sur 2 a renégocié avec ses fournisseurs ou modifié ses prix de vente. Plus de 8 sur 10 ont opéré des ajustements dans leur stratégie RH (formation aux nouvelles compétences, gel de recrutements ou de promotions).Pour l'année à venir, le cap affiché est celui de la stabilité : maintien des investissements technologiques (63 %), préservation des moyens de production (62 %) et priorité à la continuité des effectifs (3 dirigeants sur 4 écartent aussi bien les recrutements massifs que les réductions de postes).
Des dirigeants stressés mais combatifs
Les dirigeants se disent déterminés (96 %) et prudents (93 %) mais aussi fatigués (62 %) et stressés (60 %). Les dirigeants de très petites entreprises sont particulièrement exposés à cette charge mentale.Pourtant, pas question de baisser les bras. Pour s'en sortir, les dirigeants misent sur 2 cartes maîtresses :
- L'innovation et l'agilité : 54 % prévoient d'innover et de modifier en profondeur leurs processus internes.
- La transparence interne : 78 % jugent essentiel de communiquer régulièrement avec leurs équipes sur la stratégie pour maintenir la confiance malgré la crise.