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Etude 
09 jul 2026

Entrepreneuriat en France : ce que révèle le rapport GEM 2025/2026

Le rapport GEM France 2025/2026, publié par le Labex Entreprendre, dresse un état des lieux chiffré de l'entrepreneuriat en France et des atouts et freins de l’écosystème entrepreneurial. 

Une dynamique en forte hausse dans un contexte économique tendu


Alors que l'année 2025 a été marquée par un nombre record de créations d'entreprises en France, le taux d'activité entrepreneuriale émergente (TAE) mesuré par le GEM suit la même trajectoire, passant de 8,7 % à 11,6 % en un an. Cette vitalité coexiste toutefois avec un record de 69 957 défaillances d'entreprises sur la même période.

Parmi les motivations déclarées, la nécessité économique (« gagner sa vie car les emplois sont rares ») redevient la première raison de se lancer (48,9 % des entrepreneurs interrogés contre 43,0 % en 2024), devant la recherche d'enrichissement (42,4 %). Mais si cet entrepreneuriat de nécessité progresse, il reste toutefois moins marqué qu’au sein des autres pays du G7, où il atteint en moyenne 62,2 %.

La carte régionale du TAE révèle par ailleurs de fortes disparités territoriales même si toutes les régions progressent par rapport à 2024. La région Provence-Alpes-Côte d'Azur (14,7 %), l'Occitanie (14,3 %) et l'Île-de-France (13,4 %) figurent parmi les plus dynamiques.

L’enjeu de l'inclusion entrepreneuriale


Le déséquilibre entre les femmes et les hommes est présent à chaque étape du parcours entrepreneurial. L'intention entrepreneuriale s'élève à 23,0 % chez les hommes contre 16,7 % chez les femmes, un écart en légère hausse par rapport à 2024. Sur le passage à l'acte, le TAE atteint 13,2 % chez les hommes contre 10,0 % chez les femmes.

Les forces et les limites de l’écosystème entrepreneurial


Parmi les points forts de l’écosystème entrepreneurial français, le rapport identifie le soutien gouvernemental (9e sur 24), l'accès aux financements (6e) et la promotion de l'entrepreneuriat dans l'enseignement supérieur (8e). Le rapport attribue notamment ce résultat aux dispositifs tels que PÉPITE et aux incubateurs étudiants.

En revanche, l’écosystème français pêche par sa lourdeur administrative et fiscale (16e), un frein également identifié par notre baromètre 2026. Parmi les autres points de vigilance figurent la promotion de l'entrepreneuriat au primaire et au secondaire (15e) et plus largement les normes culturelles et sociales, jugées peu propices à l'entrepreneuriat (19e).
 
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