Les crises successives, l’incertitude économique et politique ou encore la complexité administrative renforcent cette charge mentale. Et le malaise va plus loin : l’étude met également en avant le fait que trois quarts d’entre eux se sont interrogés sur le sens de leur engagement entrepreneurial au cours des douze derniers mois.
Des appuis pour l’entreprise, moins pour soi
Face aux sujets opérationnels ou stratégiques, quatre dirigeants sur cinq se tournent vers leur entourage ou vers une aide extérieure. Les soutiens sont moins fréquents lorsque la difficulté devient personnelle : en cas de surcharge mentale ou émotionnelle, 43 % déclarent avancer seuls, en « capitaine » de leur entreprise.Les réseaux prennent néanmoins davantage de place. Parmi les actions entreprises pour rompre l’isolement, 49 % citent aujourd’hui la participation à un réseau d’entrepreneurs, contre 45 % en 2016. Le recours à des conseils externes progresse également, de 39 % à 44 %. Une majorité de dirigeants ne reste donc pas seule, mais l’accompagnement demeure moins systématique face à une difficulté personnelle que pour les enjeux liés à l’activité.
Parler avant que l’isolement ne s’installe
Dans cette logique de prévention, la délégation, les temps de récupération, les échanges avec des pairs ou l’accompagnement psychologique constituent autant de relais. Mobilisés en amont, ils peuvent aider à identifier plus tôt les fragilités et à ne pas rester seul lorsque la situation se complique.* Étude Bpifrance Le Lab menée auprès de 917 dirigeants de PME-ETI entre février et avril 2026, complétée par 35 entretiens qualitatifs.