Anticiper
Une démarche de prévention commence par une évaluation des risques intégrée au document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP), qui doit prendre en compte le risque d'incendie de forêt lorsque l'entreprise est située dans une zone exposée.Au-delà de la prévention du risque lui-même, les entreprises ont intérêt à se doter d'un plan de continuité d'activité (PCA). Cet outil permet d'identifier les activités essentielles à préserver, les ressources critiques à sécuriser et de désigner en amont les personnes responsables en cas de crise.
Protéger les salariés
Lorsqu'un incendie se déclare à proximité, les fumées diffusent des particules fines qui peuvent présenter un risque par inhalation. L'employeur doit alors évaluer ce risque, adapter l'organisation du travail et définir des mesures de prévention en concertation avec les représentants du personnel ou avec les salariés. Le suivi de la qualité de l'air, disponible sur le site d'Atmo France, et les consignes des autorités locales priment sur toute recommandation générale : ils permettent d'adapter les mesures prises à l'évolution de la situation.Le télétravail exceptionnel, l'aménagement des horaires ou la fermeture temporaire de certains sites peuvent notamment être envisagés selon la situation.
Sécuriser la situation économique de l'entreprise
Quand l'activité ne peut plus se poursuivre normalement, plusieurs leviers permettent de préserver à la fois l'emploi et les rémunérations. Le télétravail, la prise de congés d'un commun accord ou le dispositif de récupération des heures perdues constituent des premières solutions.Lorsque ces solutions ne suffisent pas, l'activité partielle peut être sollicitée. Les modalités et les dispositifs mobilisables dépendent alors de la situation de l'entreprise : entreprise directement sinistrée, située dans une zone concernée par des recommandations de santé publique ou dont l'activité est indirectement affectée par les incendies. Chaque situation est appréciée au cas par cas par les services de l'État.