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Santé 
16 jun 2026

Comment lutter contre la solitude des dirigeants ?

Selon notre dernier baromètre, 26 % des dirigeants évoquent un sentiment de solitude et d’isolement, un chiffre qui monte à 50 % pour les dirigeants déclarant une mauvaise santé psychologique.
Derrière l’image valorisée de l’entrepreneur autonome se cache parfois une réalité plus difficile à vivre. Ainsi, 30 % des dirigeants déclarent se sentir seuls face à des choix stratégiques engageants. Cette proportion atteint 49 % chez ceux dont l’état psychologique est dégradé, signe que cette charge peut s’accentuer dans les périodes de doute, de crise ou d’incertitude.

Renforcer les liens au sein de l’entreprise

Le sentiment de solitude trouve parfois son origine dans le fonctionnement même de l’entreprise : difficultés de communication avec les associés, manque de soutien perçu ou incompréhensions avec les collaborateurs peuvent accentuer l’isolement du dirigeant.

Pour y remédier, plusieurs leviers existent : instaurer des temps d’échange réguliers avec les équipes de direction, encourager une culture du dialogue et du feedback ou encore partager davantage les réflexions stratégiques avec les associés. Autant de pratiques qui permettent de ne pas porter seul le poids des décisions.

S’appuyer sur la force du collectif

Les échanges entre pairs constituent également une ressource précieuse. Participer à des événements dédiés aux entrepreneurs comme ceux de la Fondation MMA, rejoindre un réseau professionnel ou intégrer une coopérative d’activités permettent de rencontrer d’autres dirigeants confrontés à des problématiques similaires.

Au-delà du soutien moral, ces espaces favorisent le partage d’expériences, la confrontation des idées et l’accès à des regards extérieurs utiles pour éclairer les décisions stratégiques.

Oser demander de l’aide

Seuls 28 % des dirigeants en mauvaise santé psychologique souhaitent être accompagnés. Pourtant, le recours à un soutien extérieur peut constituer un véritable levier de prévention.

« Demander de l'aide est trop souvent perçu comme un aveu de faiblesse et beaucoup de dirigeants préfèrent continuer à porter seuls leurs difficultés », constate Martine Tiberino, présidente de l'APESA. Selon elle, cette culture du « tout seul » peut avoir des répercussions directes sur la qualité des décisions prises et, à terme, sur la performance de l’entreprise.

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