Reprendre une entreprise, c’est d’abord s’appuyer sur un socle existant. Contrairement à la création, le repreneur dispose déjà de clients, d’équipes, d’un savoir-faire, d’un outil de production, d’une histoire et d’une place sur son marché. Pour un entrepreneur, cette base peut constituer un accélérateur. Elle permet de gagner du temps et de sécuriser plus rapidement un chiffre d’affaires, sans partir d’une page blanche.
Reprendre, c’est savoir embarquer
Néanmoins, la reprise demande une préparation rigoureuse. Le repreneur doit identifier la bonne cible, comprendre son modèle économique, évaluer ses forces et ses fragilités, avoir une bonne lecture du marché, réunir les financements, mais aussi construire une relation de confiance avec le cédant et les équipes.La dimension humaine est centrale : reprendre une entreprise, ce n’est pas seulement acquérir une activité déjà existante, c’est aussi s’inscrire dans une histoire, et préserver ce qui fait sa valeur. Pour bien se préparer, plusieurs accompagnements sont possibles, auprès des chambres consulaires, du CRA, de l’incubateur des Premières dédié à la reprise par des femmes, du bootcamp spécialisé de Business School Acquisition ou encore de conseils d’experts – avocats d'affaires, cabinets de transaction, notaires.
Le plan gouvernemental « Objectif reprises » vise aussi à mieux structurer cette mise en relation entre cédants et repreneurs, à faire connaître les outils de financement existants et à encourager des solutions comme le crédit vendeur.